Les journalistes à l’école de l’économie informelle

L’économie informelle fournit une source de revenus
pour une majorité de foyers dans les pays en voie de développement. Elle joue
aussi un rôle important dans la mise à disposition de biens et de services
abordables pour les gens qui vivent de revenus journaliers. Elle n’est
cependant pas homogène : les conditions de travail et les niveaux de
revenu varient beaucoup entre différents groupes professionnels, de la
récupération des matériaux à la production de vêtements, du travail domestique
à la vente de rue ou au traitement temporaire des données
entre autres.

Les statistiques officielles montrent que l’emploi
informel compte pour 82 % de l’emploi total non-agricole en Asie du Sud,
66 % en Afrique subsaharienne, 65 % en Asie du Sud-Est, et 51 %
en Amérique latine et Caraïbes.

C’est fort de ce constat que  WIEGO ( Women Informal Employement :
Globalizing and Organizing, l’antenne de Dakar a tenu à partager avec les
acteurs de la presse et particulièrement l’Amicale des Journalistes Techniciens
et Animateurs Soninké et d’autres communicants venus des autres organes sur la
problématique de ce secteur de l’informel qui aujourd’hui inquiète et
interpelle . Ce qui a occasionné la tenue de cet atelier d’échange et de
partage pour mieux comprendre la situation et faire en sorte que les décideurs
y prêtent une attention particulière.

Toutefois au Sénégal, on avancerait que la Convention 189
de l’organisation internationale du travail(OIT) ne serait pas ratifiée même
s’il faut relativiser.

C’est devant une telle situation que l’Amicale des
Journalistes Techniciens et Animateurs Soninké et d’autres confrères de la
presse Sénégalaise en partenariat avec la Fondation WIEGO projettent dans un
futur proche de mettre en place un réseau de journalistes de l’économie
informelle.

Un objectif selon WIEGO qu’il faut atteindre à moyen à
court et à long terme parce qu’il y va de la création des villes prospères où
chacun ou chacune pourra vivre du fruit de son labeur décemment sans crainte
d’être stigmatisé en fonction de son emploi.

Mais il est question de garantir aux travailleuses et
travailleurs de l’informel une vie décente peu importe le secteur où on est, il
suffit juste de les organiser et cela passe inéluctablement par la
communication d’où la nécessité de la mise en place de ce réseau de
journalistes.

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