« LE METIER DE LA MAIN TENDUE » :La mendicité

Le monde de la mendicité présente de multiples facettes au Sénégal.  Une pratique marginalisée et suscite la curiosité de tout le monde.  Entre impuissance et opportunisme on rencontre plus qu’une catégorie de mendiants vivant sur le sol sénégalais : ceux qui font la pratique par impuissance, ceux par obligation et d’autres par opportunisme. Difficile   de passer aux carrefours de Dakar et grandes artères sans groupes de personnes qui sont à la merci de l’aumône.

 Plusieurs raisons sont évoquées, l’absence de perspectives d’emploi, possibilité de se former  de travailler et de gagner un salaire. Autant de raison  de tendre la main pour manger. La population en a un point de vue différent et semble dire que tout le monde n’est pas mendiant. Certains mérites d’être aidés d’autres en ont fait un véritable métier, certains par esprit de faciliter s’y complaisent dans cette pratique. Notons aussi que la mendicité touche aussi les mineurs et particulièrement  les jeunes   qui sont généralement exploités par les adultes.

La statistique sur la mendicité est accablante et monte de façon exponentielle. On les retrouve partout aux abords des mosquées à l’exemple des femmes qui bravent les rayons de soleil à côté leurs enfants sous leur parasol  d’un regard pâle. Ils les trouvent aussi aux alentours des écoles, des restaurants, et même dans les véhicules. Certains vont user du porte à porte.

 Difficile donc dans ce contexte d’établir un chiffre exhaustif . Les autorités sénégalaises ne se sont pas lever contre la mendicité en général mais sur celle  des enfants qui parcours les rues de Dakar.

  AISSATOU SIDIBE étudiante à IMIC Dakar 

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