250 MILLIONS VOLÉS A LA BDK: Des malfaiteurs ont piraté le système informatique.

Ce jeudi dernier ont été présenté à la barre les nigériens MWA KOR  CHRISTAN, EMEROLE DAVID, MADUMERE INNOCENT, CHIMA NJIOKU, et TOUGMA HERMANN avec des sénégalais ELHADJI Oumar sall, Alassane Diarra et  Mamadou Dia  le directeur financier de la société immobilière marocaine, pour avoir piraté le serveur informatique de la BDK provoquant un virement frauduleux de la somme de 250 millions de francs CFA. Les faits remontent au mois de mars 2019, ont été porté plainte devant le tribunal correctionnel de Dakar. Après retraits d’importantes sommes d’argents de la part de ses clients, la BDK a procédé à une vérification et s’est rendu compte que son serveur informatique a été trafiqué.

Les Nigériens interrogés sur la question  par le juge ne reconnaissent  pas les faits qui leur sont reprochés. Ils disent être venu au Sénégal pour uniquement travailler à la sueur de leur front pas pour  être impliqué dans des affaires d’escroqueries ou d’association de malfaiteurs et  ajoutent n’avoir jamais connu les autres accusés présentés à la barre.

Le Directeur de la société immobilière marocaine Mamadou Dia réfute ses accusations dont il est victime. Il affirme avoir prêté à un certain monsieur Cissé qui est en côte d’ivoire la somme de 42 millions  par la  suite  Pour besoin d’acheter de la matière première pour faire avancer ses travaux il s’est rendu de nouveau à la banque  de DAKAR  retirer la somme de 38 millions et cette dernière l’ayant soupçonner d’être complice de cette affaire  a porté plainte contre lui.

Opérateur économique travaillant dans le secteur arachidier, El hadji Oumar Sall a aussi nié les faits. Il avait  dit-il,  un contrat avec un certain monsieur nommé fana ka dont le but était de lui livré 2.000 tonnes d’arachides pour 50 millions   et ce dernier ayant déjà un compte dans cette banque lui demanda d’en faire de même   pour faciliter les transactions.IL a déposé 50 milles francs pour l’ouverture de ce compte.et 48h après livraison de la quantité voulu, la transaction s’est faite. Etonné de voir une telle  somme d’argent dans  le compte d’Oumar salle à l’espace de 2 jours, la BDK range ce dernier au côté de ses cibles.

De son côté Assane Diarra précise que c’est son frère qui est actuellement en guinée qui la envoyé la somme de 5 millions de francs CFA qu’il est allé récupérer à la banque c’est par la suite qu’on l’a arrêté.

Suite à ces déclarations faites par les différents prévenus. La partie civile accuse ces derniers d’associations de malfaiteurs, d’escroquerie, faux et usage de faux et  plaide  pour leur condamnation avec des amendes pour dommage  causé à la BDK car  selon elle il est inconcevable de voir des comptes  bourrés de  telles sommes d’argent à l’espace de quelques jours.

Les défenses de Mohamed Dia soutient que leur client  avait déjà deux comptes ouvertes  avec ses coordonnés  à la BDK 1 an ou plus avant cet incident et que c’est la première fois qu’il est interpellé à la barre. Pour faciliter le travail des enquêteurs  de la DIC il les a remis son téléphone plus la photo du monsieur qu’il a prêté les 42 millions. Ils déclarent qu’il n’est pas complice et demande sa relaxe de l’association de malfaiteurs et chef de complicité tout en remettant au juge tous les dossiers justificatifs.

Ceux d’Oumar sall assurent que lorsque ce dernier s’est rendu à la banque pour la création de son compte il a trouvé là-bas une dame nommé madame guaye et a déposé le contrat qui n’a pas été contesté par cette dernière et que c’est sur les bases de ce contrat que la transaction s’est faite. Ils révèlent aussi que lors de son incarcération son père était très malade. C’est son grand frère qui prenait soin de lui jusqu’à son décès après quelques temps. Aujourd’hui Oumar sall a perdu son père, son contrat, son travail et a attrapé une maladie mortelle. Ils plaident  l’obtention d’une liberté provisoire  pour permettre à leur client de bénéficier des soins médicaux.

La défense d’Alassane Diarra,  d’Ermann  et celle d’Emerole David qui s’étonne de son incarcération  ont aussi plaidé pour la libération de leurs clients car ces derniers disent ils se sont juste trouvés dans un endroit au mauvais moment.

Le procureur de son côté accuse les prévenus d’être des bénéficiaires d’un virement frauduleux et plaide pour  leur condamnation.il exige aussi le retrait de la demande de liberté provisoire à Oumar sall car l’accusé bénéficier de soins appropriés lors de son séjour en prison.

Le verdict de cette affaire est attendu le 13 Février prochain.

                                                                                                                              Mamadou Diao Faye étudiant à IMIC

Leave a Comment