Affaire de faux billets : 5 ans de prison ferme requis contre Thione SECK

Le chanteur Thione Seck  comparaît présentement devant la Cour d’appel de Dakar dans le cadre de l’affaire des faux billets dans laquelle il a été cité avec son présumé complice, Alaye Djité. Ce dernier n’a pas comparu ce lundi. Le parquet a requis contre lui 5 ans de prison ferme et une amende de 10 millions de Fcfa.

L’avocat général près la Cour d’appel de Dakar (représentant le parquet) a requis contre le chanteur Thione Seck une peine de 5 ans de prison ferme et une 10 millions amende, dans l’affaire des faux billets qui lui avait valu une incarcération avant qu’il ne bénéficie d’une liberté provisoire.

Selon l’avocat général, les faits  reprochés au chanteur sont graves car ils peuvent porter un coup dur à l’économie sénégalaise. Le parquetier a toutefois requis la disqualification des faits en détention et mise en circulation de faux billets de banques.

Devant la barre, Thione Seck a nié les faits, soutenant qu’il a lui-même été grugé. Il a soutenu qu’il ignorait que l’argent, 50 millions d’Euros qui lui ont été remis en guise d’acompte pour un contrat de prestation, étaient du faux.

«Ce n’est pas à mon âge que je vais ternir mon image. Je rends grâce à Dieu d’avoir été arrêté car autrement j’aurais été déplumé. Il ne me resterait rien. Je sais aussi que mystiquement j’étais atteint au point de remettre mes 85 millions. Jusqu’à mon enterrement, je n’oublierai jamais cela. Cela a bousillé ma santé et la carrière de football de mon fils qui était sur le point d’avoir une carrière de football», a déclaré le chanteur pour se dédouaner.

La BCEAO, partie civile dans cette affaire, a demandé le franc symbolique. Les avocats de Thione Seck sont en train de plaider la confirmation du premier jugement. En effet, en première instance, le tribunal correctionnel de Dakar avait relaxé le chanteur après avoir annulé la procédure au motif que lors de l’enquête préliminaire, la Section de recherches de la gendarmerie n’avait pas respecté les disposition de l’article 5 de l’Uemoa qui prévoit l’assistance d’un avocat dès les première heure de l’interpellation d’un mis en cause.

La cour d’appel de Dakar rendra son verdict le 22 juin prochain.

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