Les effets de la COVID-19 sur l’économie Sénégalaise

Maladie à coronavirus ou COVID-19, cette pandémie d’une infectiosité émergente est l’une des plus redoutables que le monde ait encore connues.

Provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2, elle apparait en Novembre 2019 dans la ville de Wuhan en Chine puis se propage dans le monde.

Le Sénégal enregistrait son premier cas (un cas importé) en mars 2020.

Les jours passent, les cas se multiplient provoquant ainsi une situation exceptionnelle.

En raison de son mode de transmission (d’une personne à une autre par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lorsqu’une personne malade tousse, éternue ou parle), des confinements se font un peu partout dans le monde.

Ainsi, on assiste à l’arrêt systématique de nombreuses activités, ce qui va négativement affecter l’économie mondiale.

Au plus fort de la crise financière en 1968, le Sénégal est entré dans le cycle des grandes crises du 21è siècle.

Cette crise concerne la production, la consommation, les finances publiques, la politique, les emplois et le secteur privé.

En 2010 à l’occasion du sommet Africa21, le Chef de l’Etat camerounais Paul BIYA déclarait : « nous consommons ce que nous ne produisons pas, et nous produisons ce que nous ne consommons pas ».

Par conséquent, c’est la forte dépendance des pays africains de l’extérieur tant pour sa production que pour sa consommation qui sera responsable des conséquences néfastes de la COVID-19 sur les économies africaines ; une situation qui n’épargne pas le Sénégal.

Si l’épicentre du virus s’est déplacé de la chine en Europe, continent avec lequel le Sénégal entretient d’étroites relations économiques et sociales, il est normal que le Sénégal vive d’une manière ou d’une autre une situation économique assez compliquée.

Parlant du Sénégal, il est clair que les émigrés font partie de ceux qui propulsent l’économie du pays. Très affectés par la pandémie, le Sénégal ressent le coup.

La fermeture des frontières a aussi freiné la croissance des finances publiques à travers les nombreuses taxes douanières.

D’un autre côté, il faut également noter que les activités à l’intérieur du pays ont par la même occasion connu un énorme ralenti.

On assiste à la fermeture des marchés, des lieux touristiques et des hôtels ; des secteurs qui ont vite dévoilé leurs secrets voire leurs emprises sur l’économie du Sénégal.

Le secteur privé a également eu sa part dans cette crise économique pour ceux qui œuvrent aussi bien au niveau national qu’au niveau international.

Pour endiguer les effets économiques liés à la pandémie, le chef de l’Etat a mis en place le programme de Résilience Economique et Sociale (PRES), afin de « renforcer le système de santé et de soutenir les ménages, la diaspora, les entreprises et les salariés.

A cet effet, il a mis en place des filets de sécurité visant d’abord à sauver des vies et ensuite à protéger les moyens ‘d’existence des populations.

Il s’agit d’une aide en natures (riz, huile, lait, sucre) et d’un soutien financier du secteur formel, informel et de la diaspora.

L’économiste Seydina A. NDIAYE avait  écrit : « l’économie sénégalaise risque d’être touchée et des mesures protectrices doivent d’ores et déjà être envisagées ». Les populations dans tous les domaines confondus vivent déjà cette situation.

Pour ce faire, Dr Mounir Ndiaye estime que les trois secteurs prioritaires qui doivent être les cibles pour en faire des moteurs de la croissance dorénavant sont le secteur agricole, le secteur privé et le secteur numérique.

Moussa GUIDJILAYE (Stagiaire)

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