Le Président Macky SALL solde ses comptes: «J’ai entendu dire que c’était une démission…»

 Revigoré par les classements très élogieux du pays dans la lutte contre la covid-19, le président Macky Sall s’est attardé, ce mardi sur la stratégie adoptée par le Sénégal dans ce combat sanitaire et évoqué les leçons tirées par le pays. Il en a aussi profité pour répondre aux critiques.

Le Président Macky Sall a évoqué les nombreuses leçons et constats tirés par le pays dans cette âpre lutte contre le coronavirus. Et le premier,  c’est que «personne ne peut prévoir combien de temps va encore durer la pandémie.» Ensuite, le chef de l’Etat de rappeler pourquoi il a décidé le lever, en mai dernier, les mesures restrictives. Mesures qui lui avaient valu beaucoup de critiques. Il en a d’ailleurs profité pour répondre à ces critiques.

«Je l’avais d’ailleurs indiqué dans mes propos à l’occasion de mon discours à la nation du 11 mai. C’était pour alléger les conditions de l’Etat d’urgence. J’ai entendu  dire que c’était une démission et que l’Etat n’avait aucune visibilité par rapport à la lutte contre la pandémie. J’avais dit à l’époque qu’il nous faut apprendre à vivre en présence du virus en adaptant nos comportements individuels et collectifs à l’évolution de la pandémie», a-t-il répliqué.

«C’est insensé de continuer à enfermer tout un pays»

Pour le chef de l’Etat, «c’est insensé de continuer à enfermer tout un pays, toute une économie tout simplement pour se protèger d’un ennemi invisible inodore et incolore». «Cela n’a aucun sens», dit-il. Pour lui, il fallait simplement insister sur les gestes barrières, insister sur la distanciation physique, le port obligatoire du masque…

Macky Sall a aussi souligné que l’expérience a montré que dans la gestion optimale de la pandémie de la covid-19 on ne saurait choisir la santé au détriment de l’économie, ni l’économie aux  dépens de la santé. Pour lui, «le bon choix c’est celui de la santé et de l’économie. Toutes précautions prises. La santé et l’économie ne sont pas contradictoires. L’une ne va pas sans l’autres. Pas d’économie prospère sans une bonne santé. Pas de bonne santé durable sans l’économie qui la finance», explique-t-il.

Aujourd’hui, le challenge, c’est de travailler pour faire vivre notre économie tout en veillant  sur notre santé. «Voilà qui fonde notre stratégie pour remettre notre pays  sur la trajectoire de croissance forte d’avant covid-19», a-t-il déclaré durant son discours du conseil présidentiel de ce mardi.

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