Opposants:  »violeur, bigame et trafiquants… » ils accusent toujours l’Etat…

Responsables de l’opposition, activistes accusés pour des délits : à quand la fin du jeu de dupes ?

L’affaire de trafics de visas et de passeports dont seraient impliqués deux éminents membres du mouvement Y’en a marre, à savoir Kilifeu et Simon, révèle à quel point l’hypocrisie peut être parfois la chose la mieux partagée dans le landerneau politique au Sénégal. La chanson, elle est devenue vieille. Il existe une caste d’individus que la justice ne doit jamais toucher. Malgré les faits qui leur sont reprochés, l’Etat va être toujours accusé d’avoir monté un complot pour se débarrasser d’adversaires politiques ou d’activistes gênants.

À ce stade des faits, normalement, les observateurs auraient pu se faire une opinion et avoir une lecture claire de ce qui s’est passé lors de ce fameux soir du mois de février 2021 quand Ousmane Sonko s’était rendu dans un salon de beauté, pour un exercice de massage, selon sa version, mais une jeune fille Adji Sarr qui exerçait dans cet endroit, l’accuse de l’avoir violée. Connaîtrait-on ce qui s’était réellement passé ce soir là dans ce salon de beauté ?

Comme qui dirait, des forces agissent pour que tout soit embrouillé dans cette affaire pourtant strictement privée. Ousmane Sonko n’est pas allé loin dès que l’affaire a éclaté pour trouver un meilleur argument de défense : « Il s’agit d’un complot de l’Etat pour éliminer un adversaire qui dérange ». C’est la parole de Ousmane Sonko contre celle d’Adji Sarr. Seulement, pour les forces de l’opposition, les organisations de la société civile, les activistes, seule la parole d’Ousmane Sonko compte. L’Etat est vilipendé, la pauvre Adji Sarr dont on ne se soucie guère qu’elle peut être fragile, vu son jeune âge, se voit elle, traînée dans la boue.

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